Une bonne vieille histoire de virée nocturne pathétique, « Caiorni », avec ses héros qui finissent par dormir dans la voiture précède le brumeux « Vulava », « Heures sombres sous les étoiles muettes, attendant les baisers des aurores dénudées ».
La rythmique au feeling de Mighé Dominici en « quartier libre » fait tourner l’ « Heliofubia » ; La ballade désabusée « U sognu d’Aladinu » titube au piano lancinant de Jean Charles Sempere avant de sombrer sous un harmonica déglingué « C’est seulement que cette vie sépare plus qu’elle unit… ».
Volontairement Gainsbourgienne , la chanson « L’ochji di Lucia » fait chuchoter à la voix lasse et lascive d’Olivia Cesari « Enlève ton manteau de pleurnichard-rebelle, les yeux de Lucie t’épient. », vient ensuite le sombre « Capitanu Achab » étouffé entre un banjo lointain et la contrebasse oppressante d’Antoine Belgodere.
Section cuivre rustique (trompette, harmonica, kazoo) pour le morceau de saloon du panda pas très futé « U panda », et pour finir, le naïvement nostalgique « Caru frattellu », juste une chanson pour tous les nôtres qui ne sont pas là, « Et le vent d’ouest joue des mâts dans le port, et tu es à mes cotés… ».
L’hiver approchait. Nous aussi…
Télémaque. |